L’eau peut être une précieuse alliée pour les personnes qui rencontrent des difficultés d’équilibre, de coordination ou de marche. Grâce à la poussée d’Archimède, le corps y paraît plus léger, ce qui facilite certains mouvements difficiles à réaliser sur la terre ferme.
Un environnement sécurisant
Dans l’eau, les mouvements sont ralentis par sa résistance. Cela laisse davantage de temps pour ajuster sa posture et permet de travailler les changements de direction, les transferts de poids ou la coordination avec davantage de sécurité.
L’eau modifie également les repères utilisés pour maintenir l’équilibre. Elle offre ainsi la possibilité de solliciter autrement les mécanismes de contrôle postural et d’expérimenter des mouvements dans un environnement différent.
Retrouver confiance en ses mouvements
Pour les personnes qui ont peur de tomber, l’eau peut être rassurante. Il devient souvent plus facile d’oser bouger et de reprendre progressivement confiance.
La marche dans l’eau, les déplacements latéraux, les changements de direction ou certains exercices d’équilibre peuvent ainsi contribuer à entretenir les capacités physiques et l’autonomie.
Une activité particulièrement intéressante en neurologie
Pour certaines personnes atteintes de maladies neurologiques, l’activité aquatique peut compléter la rééducation ou permettre de maintenir une activité physique adaptée. Elle ne fait pas disparaître les troubles de l’équilibre, mais elle offre un cadre permettant de travailler les mouvements autrement, à son propre rythme.
L’eau, c’est donc un espace où l’on peut bouger avec plus de légèreté, expérimenter, travailler son équilibre et surtout continuer à prendre confiance en ses capacités.

Mon expérience personnelle
Depuis quelques années, chaque été, je pratique le longe-côte avec la Maison Sport Santé qui organise des séances sur une plage de la Manche proche de chez moi. Elles sont encadrées par un éducateur sportif qui alterne marche et exercices. Il faut simplement m’aider à entrer dans la mer, ensuite dès que l’eau m’arrive au niveau de la taille, j’arrive à me débrouiller seule en me maintenant en équilibre avec une frite de piscine. En sortir est la dernière étape compliquée, dès que le niveau d’eau baisse, les pertes d’équilibre s’accentuent m’obligeant à demander de nouveau de l’aide mais cela ne pose pas de problème, il existe une vraie solidarité entre les participants qui présentent différentes pathologies.
J’encourage ceux qui le peuvent et qui habitent en bord de mer à tenter l’expérience. Sinon, il y a aussi la possibilité de pratiquer des exercices en piscine. C’est là que le reste de l’année, les séances sport santé ont lieu sous forme d’aqua-gym dans un petit bassin . J’ai la même sensation de gagner en équilibre au fur et à mesure que l’eau monte au niveau de mon corps mais je n’ai pas besoin de soutien. La principale différence par rapport à la mer est qu’il n’y a pas de vagues qui rendent ma progression plus difficile mais je retrouve la même sensation de jambes lourdes en sortant de ces 2 milieux aquatiques.
En dernière possibilité, il existe des kinésithérapeutes qui disposent d’un bassin de balnéothérapie et certains centres de réadaptation également. J’en ai fait une expérimentation bénéfique aux SMR de Granville et Siouville-Hague dans le département de la Manche.
Comme autres SMR qui possèdent une piscine, on peut citer :
– Centre médical Germaine Revel à Saint-Maurice-sur-Dargoire dans le Rhône
– SMR Le Clousis à Saint-Jean-de-Monts en Vendée
– SMR de Maubreuil à Carquefou en Loire-Atlantique
– CH de Dreux dans l’Eure-et-Loir
– SMR Le CERRSY à Rambouillet dans les Yvelines
– Hôpital Maritime de Berck-sur-Mer dans le Pas-de-Calais
Isabelle, secrétaire et administratrice CSC
